Biboo bat des ailes

Mes chers amis, un message comme une bouteille à la mer… Eparpillés au quatre coins du monde ou restés au bercail jamais quitté, je suis loin de vous… Or l’amitié, ça s’entretient, je le sais ; j’y tiens. C'est ce que je tenterai de faire ici.Pour que quand je rentrerai, quand nous nous retrouverons tous, nous ne nous regardions pas un instant comme des étrangers, mais que nous ayons l’impression de nous être quitté la veille. Et de reprendre une conversation inachevée…

22 juillet 2006

Radio MaloMadrid, tout de suite, les nouvelles

Nous voici de retour sur Radio MaloMadrid, le temps de vous donner les dernières nouvelles. Mais tout de suite, la météo du jour:

Comme toujours, il fait très chaud à Madrid, du matin au soir (c'est-à-dire jusqu'au milieu de la nuit), du soir au matin, invariablement. Je dois avouer que c'est un peu dur, surtout que ma petite chambre semble retenir la chaleur, et j'ai chaque nuit l'impression de dormir dans un four, enfin il s'agit plus justement d'essayer de dormir... Du coup, mon côté noctambule s'exacerbe ici, je lis et écoute de la musique avec mon cher Ipod jusqu'à une heure avancée de la nuit, ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes au moment, toujours redouté, du réveil. J'arrive donc chaque jour en retard au boulot, et les premières heures sont très difficiles, mes yeux refusant inexplicablement de rester ouverts. Mais je peux quand même donner un aspect positif de la température élevée: il requiert l'usage du très espagnol "habanico" (éventail), très chic... La dextérité des poignets féminins espagnols est impressionante, je m'entraîne assiduemment et m'apprête à lancer la mode en France (mais, rage, l'on m'a dit que suite à l'effet "Marie-Antoinette", la mode m'aurait précédée à Paris... Je ne peux y croire).

Voyons maintenant les récentes nouvelles, ici à Madrid:

Bon, d'abord, un peu d'autosatisfaction palienne (les occasions sont plutôt rares en ce qui me concerne, vous comprendrez donc - et excuserez j'espère - que j'y cède exceptionnellement). La plupart d'entre-vous n'est pas sans ignorer que les résultats sont tombés, et que l'administration, avec une efficacité surprenante, s'est occupée de transmettre les notes attendues. Je ne vous ferai pas une liste fastidieuse de mes résultats (pas tellement glorieux), mais laissez moi me réjouir de mon 16,5 (seize et demi!!!) en séminaire d'économie politique avec une normalienne émérite, cette chère Maya, qui s'est vue remettre la palme du cours de loin le plus intéressant du semestre, et même de l'année. Pour une fois dans cet IEP, je m'en sors dans un cours qui me plaît, au lieu de me gauffrer lamentablement,ah! Et plus, moins spectaculaire (sic) mais plus exceptionnel pour moi, j'ai réussi à avoir, et même à dépasser la moyenne en économie, pour la première fois lors d'une première session d'examen! Truc de dingue! (je sais c'est pathétique, chacun ses défis).

Je clos sur le champ cette page très scolaire, passons tout de suite au chapitre "déception, oh vie cruelle":

En quelques mots, et l'on en parle plus: il y a quelques jours, un mail de l'un des boss de Pathé me communiquant la réponse de Pathé UK et d'une autre prod': Non (pour changer...). Je continue d'espérer et vais déclencher le plan Orsec'stage.

Après ça, déridons nous avec la narration de l'épique soirée de Jeudi soir ou mon premier ciné depuis mon arrivée en Espagne. Espérons que la suite sera bien meilleure...

Patrick, mon patron très sympa, nous avait parlé, aux deux autres stagiaires et moi, d'une avant-première à laquelle il projetait de nous emmener. Autant dire qu'il avait été franc (et qu'il avait vu juste): "je crois que le film est vraiment mauvais, mais bon, des amis à moi y ont participé et je me dois d'y aller". Mes collègues avaient l'air suspicieux et pas tellement tentés, moi je n'avais même pas compris le titre du film et me disais qu'au pire, j'améliorerai mon espagnol à défaut d'être bouleversée par le film. El estreno avait lieu au Kinépolis (toujours dans les bons coups) situé comme il se doit à Bab'el oued en périphérie de Madrid (beurk). Patrick proposa de tous nous emmener, et à l'heure convenue, nous le vîmes débarquer (ayant passé le temps de l'attente à parier sur la marque de sa voiture, son père, le grand patron, ayant visiblement une porsche). Et pour mon plus grand plaisir, il s'est pointé, très chic, en mini Cooper, la voiture de mes rêves (si tant est que je puisse rêver d'une voiture, bien sûr). Autant vous dire que j'étais ravie! En plus, il a très bien choisi la musique qui nous a accompagné tout au long du trajet, et nous avons roulé et papoté au son des beats et des vibes d'une musique américaine lounge et branchée. La classe! Comme c'est un type futé, il a sorti de sa boîte à gants un passe V.I.P Warner donnant accès au parking qu'il utitlise dans ce genre d'occasion, tout le monde n'y a vu que du feu et nous n'avons pas pris la peine de galérer pour trouver une place tels les clampins du cru. Lol, et j'ai pu apprécier l'extraordinaire concept des parkings de ciné (cf. la thèse très clairevoyante de cette chère Luce ;-p ). Les marches du ciné étaient couvertes d'un tapis rouge, mais bon, j'avoue, elles n'étaient réservées qu'à quelques Happy fews qui n'en pouvaient plus de tant de glamour. Pour faire court, l'humeur était à la poufferie revendiquée, et des caméramen et photographes étaient focalisés sur des gominés et péroxydées inconnus au bataillon. Après une longue attente et une introduction par le réalisateur ("c'est un film sans prétention, un retour de la comédie espagnole, j'espère que vous passerez une bonne soirée, gnagnagna"), le film a commencé. Plumes et Paillettes, boîtes de strip-tease, strings panthère portés par des quinquagénaires bedonnants, une garce blonde malheureuse, un blédard noeud-noeud, maladroit et pleurnichard qui découvre la "vie" et devient gigolo, une ferrari rouge... NO MORE COMMENTS. Du mauvais théâtre de boulevard porté à l'écran et financé par des gens sans talent guidés par la vénalité du business... Bref, j'ai vraiment pris sur moi pour ne pas faire la gueule tout le film et me suis concentrée sur les répliques pour améliorer mon castellano. On est sortis tous les quatre dépités. Et quelle dommage qu'une aussi grande et belle salle de cinéma, avec un écran immense et un son excellent, soit condamnée à passer de si mauvais films... car un coup d'oeil à la programmation a achevé de me dégouté du "Kinépolis project". Nous avons longé d'immenses couloirs à la rouge moquette jonchée de pop-corn, et nous sommes dirigées vers une sorte de bar attenant où déjà les jet-setters se pressaient. Le temps de boire le verre offert (ah, ce cher Martini), de nous apercevoir que la fête elle-même n'était pas terrible et nous repartîmes. Vic, je dois te dire que l'un des acteurs d' Un, dos, tres jouait dans le film, mais malgré mes contorsions, impossible de le repérer dans la foule où peut-être il se trouvait... So sorry... Enfin nous avons tranquillement regagner le centre de Madrid, mon boss m'a déposé à Sol tranquillement, et voilà, soirée achevée (il était presque 2h, car ici les avant-premières débutent vers 22h-22h30). Mais je ne regrette pas du tout et ai quand même au final passé un beau moment, non cinématographiquement parlant.

Pour continuer sur le sujet, je suis très surprise de voir la médiocrité de la place du cinéma ici: il y a pas mal de cinémas ok, mais quelle programmation: LA-MEN-TABLE!!! Que des films Disney (des histoires gnan-gnan de chiens et de bêtes en tout genre qui amusent à peine les plus jeunes), la mauvaise frange du ciné américain en version non-sous-titrée (à propos, j'ai regardé à la télé l'autre jour un vieux film avec my dear Cary [Grant]: c'était très drôle de le voir parler avec une rocailleuse voix espagnole!)... Et puis ici les films sortent avec plus d'un an de retard sur la France, soit presque une décennie d'avec les States!!! exemple:Domino (l'histoire d'une dealeuse je crois), Le tigre et la neige de Benigni, Lord of war... sont à l'affiche depuis peu ici! Côté français, Peindre ou faire l'amour (ouais...) et le désert du côté espagnol: que des daubes sans nom comme celui que j'ai vu (pour info: Desde que amanece, apetece, mais, Dieu merci, s'il y a encore quelques distributeurs sensés dans notre pays, il ne devrait pas sortir en France). Bref, rien qui ne me fasse envie: pourtant j'ai du temps, les places sont moins chères ici (tout comme le martini, moins de 6€ la bouteille! ndlr) mais je déserte les salles obscures... Mais je ne désespère pas, je suis sûre que je vais trouver de meilleurs ciné et des films intéressants.

Et dans la rubrique "Rencontres", j'ai eu hier le grans plaisir de passer un très bon moment en compagnie de Claire, ma chère Dada, que je n'avais pas vu depuis pas mal de temps en fait.

C'est toujours un peu particulier de retrouver des amis dans des endroits insolites et éloignés du décor où nous avons l'habitude de les voir, mais quel plaisir de reconnaître une silhouette connue et comme toujours pressée ;-) parmi les rares touristes présents en plein cagnard ce vendredi après-midi sur la Plaza Mayor! Un bon moment passé à échanger les premières impressions (avec une mention toute particulière à la nouvelle coupe courte de Claire, vraiment très réussie) et nous voilà parties vers la calle de la Cruz où je m'empressais de lui faire visiter mon déjà cher appart' et accueillais avec orgueil son enthousiasme. Et grâce à toi ma chère Claire, j'ai pu rattraper un peu le train de votre très folklorique week-end à Barcelone, merci! Quelques regrets mais beaucoup de joie à voir que vous vous êtes autant amusées. Après j'ai voulu faire genre la madrilène de souche qui fait visiter son quartier, et ai surtout tenté de convaincre Claire des attraits de la ville, elle qui a été littéralement séduite par la capitale catalane et m'en a chanté les louanges sans arrêt (d'ailleurs, vivement que j'aille voir ça de mes propres yeux) mais je suis sûre que dans son retour, dans un mois, alors que je serai moi-même presque sur le départ, nous pourrons jouir pleinement de cette ville géniale, fais moi confiance Claire! Et puis encore pardon de t'avoir retenu alors que tu aurais du t'échapper. Mais quel bonheur pour moi de parler de mon oncle tant aimé à quelqu'un qui m'écoutait avec intérêt... Vous savez tous que je ne m'en lasse pas, et que quand j'aime et admire quelqu'un, je peux en parler pendant des heures... Mais rassurez-vous, je ne ferai pas de ce blog le "Michel Plasson's fan club" (ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque, et je ne dis pas que je m'interdirai quelques allusions...)

D'ailleurs, puiqu'on en parle, je dois vous dire, je dois vous communiquer mon enthousiasme à propos de Werther, que j'ai vu deux fois à l'opéra, revu en DVD, et dont je viens d'acheter le CD, histoire de répondre aux demandes pressantes de mon cerveau qui ne cessait d'avoir ses airs en tête (d'ailleurs, j'ai payé à la Fnac d'à côté ce CD 10€ de moins que pour le même dans une fnac française!!!). Inutile de vous préciser quel a été mon choix en ce qui concerne la version: Le London Philarmonic Orchestra dirigé par devinez-qui... Enfin depuis 24h, dont une bonne partie de la nuit, j'écoute cette oeuvre sans me lasser. Ne passez pas à côté, c'est vraiment très beau, tendre, tragique... je ne sais que vous dire: écoutez! En ce moment même, j'écoute l'air du Clair de Lune, et mon âme est en fête. Je n'insiste pas, mais enfin, un blog c'est quand même l'endroit par excellence où parler de ses coups de coeur, non?

J'espère que vous ne m'en voulez pas. On se quitte bons amis hein? J'attends de vos nouvelles, surtout de mes deux argentins qui hier, pour ceux qui l'ignorent (car je suis sûre que ces deux pichards ont textoté toute la soirée leurs relations...), se sont fait payer le luxe (lol) de dormir dans un cinq étoiles... "Tout luxe!" comme dirait Ben'J.
Bon je vous laisse, "C'est l'heure du sommeil" comme me le souffle Charlotte (Werther, fin de l'acte I). Non, en vrai, mes coloc' et moi, on a prévu une petite bouffe dont j'ai fait le menu, et dont les courses m'ont pris une bonne partie de l'aprem avec l'aide de Christophe qui a porté les 3/4 des sacs: ce sera donc martini en apéro (of course!), tomates mozza' (façon Victoria), paëlla (pour faire local), et profiteroles, le tout arrosé de rosé espagnol. Royal, hein? espérons que les invités (mon ex-coloc et sa copine) seront contents. Réponse très bientôt!

Je vous embrasse tous bien fort, attends vos commentaires toujours bien sentis. Hasta pronto!
A vous les studios!

17 juillet 2006

L'auberge madrilène

Comme dirait l'autre 'squatter, ça va bien un moment, mais il faut savoir partir'. Et l'autre à raison.

J'ai donc suivi ce conseil et me suis mise, quelques jours après mon arrivée à chercher une chambre. J'ai commencé par relever les annonces affichées à l'Institut français, sur les conseils de mon hôte madrilène, mais après avoir visité quelques "chambres" chez des particuliers (l'utilisation de guillemets indique que l'appellation est généreuse, car il faudrait plutôt parler de placards sans fenêtre, de cellules monastiques bas de gamme et hors de prix, bref, de foutage de gueule généralisé), après ces déconvenues donc, et comme je commençais à comprendre que la-solitude-dans-un-pays-étranger-où-l'on-ne-connaît-personne-et-dont-on-ne-parle-pas-la-langue, c'est pas cool, je me suis tournée avidemment vers les offres de coloc', pratique très courante ici et dont les vieux airs d'Auberge espagnole n'étaient pas pour me déplaire. Et puis tout à été très vite. N'ayant qu'un critère de base, le wifi, j'ai commencé à visiter un appart' dans le quartier où je "squattais" initialement, sympa, sûr, commerçant, et prêt de mon boulot: un mec me reçoit, très friendly, la trentaine,des études de biologie, sur le point de commencer à enseigner; la chambre pas mal, mini of course, tout comme le reste de l'appart' mais bon. Je lui dis que je vais réfléchir, je savais pas trop quoi penser de lui et l'autre coloc était pas là, j'aurai aimé le voir d'abord. Le mec était très insistant, me baisse le prix, me vante son appart' pendant x plombes, se targue d'avoir des chaînes de télévision françaises, promet d'installer un ventilateur dans ma chambre, me dis qu'il va m'aider en español. Bon. Le lendemain, il me rappelle, me fait l'apologie de l'appart et du quartier au téléphone pendant 5 minutes sans me laisser placer un mot, un peu louche et surtout très GONFLANT: je laisse tomber.

Je continue à chercher dans le quartier, c'est-à-dire Diego de Leon, et visite le lendemain un appart sympa, grand, assez vétuste bien sûr mais la chambre est pas mal et le wifi aussi. Enfin, il est désert, et la proprio s'empresse de me dire que les autres locataires ne sont jamais là, travaillent tout le temps, dorment le jour, etc etc. Au lieu de me convaincre, ça me fait fuir: j'ai besoin de contacts humains moi!

Il me restait dans ma sélection une annonce prometteuse, en plein centre de Madrid, dans un grand appart' avec d'autres étudiants. Et la visite m'a convaincue: l'immeuble a beaucoup de charme, vétuste aussi mais j'aime beaucoup, les 3 autres, Jonathan, 23 ans, Christophe, 20 ans et Stéphanie, 30 ans, sont très sympas et de bonne compagnie, la chambre est petite mais pas mal, l'appart' est grand, et surtout à deux minutes de Puerta del Sol, le centre de Madrid, jeune, commerçant, avec tout plein de boîtes, de bars à tapas, de pubs, de magasins de fringues, de chaussures, de tout et de rien, des épiceries partout, le métro est à deux pas ainsi que le fameux grand magasin 'El corte Inglés' où l'on trouve tout et plus encore. Au moment de clore la visite, la sonette retentit: une japonaise d'origine allemande à l'espagnol parfait est sur le coup: mais ni une ni deux je me décide: 'Pues, me queda con la habitacion'. Le lendemain, je débarquais avec mon énorme valise, et, le temps d'investir ma chambre en la décorant avec photos et affiches, j'étais chez moi.

Petit tour du... locataire!
La habitación:

Quite simple as you can see, but nice... A critical: it's terribly hot in there!!! I can't even breath and forget about sleeping!













La cocina:

Un peu moins conviviale depuis qu'on en a enlevé un morceau pour en faire une douche (dixit les autres, car c'était avant mon arrivée), c'est un endroit apréciable et très fréquenté par les habitants de l'appart' qui viennent abreuver et s'y restaurer à toute heure.
J'ai réussi à attendre le surlendemain avant de m'atteler à son nettoyable (pas avant, histoire de ne pas choquer mes nouveaux roomates), autant dire qu'il a fallu de l'huile de coude, pour nettoyer les couches d'huile justement accumulée génération après génération. Il y a encore du boulot (s'il y a des prenneurs...)!



La famosa calle de la cruz donde vivo desde
hace, ahora, 5 dias :

Le quartier est génial, c'est le coeur même de Madrid, c'est à la fois populaire et branché (jamais sans mon style, lol), touristique et autochtonesque, bref, un parfait mix de ce qu'on peut souhaiter de mieux pour loger trois mois à Madrid... Well done Malo!

NB: Le petit panneau noir à gauche
est celui de "l'hostal Los Angeles":
one more sign Californian boy ;-)








Et enfin en exclusivité, la coloc' team!

De gauche à droite: Myself (I hope you guess!), Stéfanie, 30 ans, stagiaire à l'ambassade et ancienne monteuse de documentaires, Jonathan, 25 ans, sous contrat avec une boîte de pub sur le net et collègue parisien (mais qui nous a quitté il y a quelques jours pour habiter avec sa copine), et Christophe, 20 ans, Sup de Co à Rennes, en stage dans la finance.




Nul doute que d'autres ne vont pas tarder à nous rejoindre, il y a encore pas mal de chambres libres, espèrons que ce ne sera pas des français, car pour l'instant, cette auberge n'a d'espagnole que le nom!

A beginner at Intuition

Hum, commençons par le commencement, par ce qui m'a mené à Madrid, my three month-internship at Intuition Films:

Dès le lendemain de mon arrivée, à 16h tapantes, je me présentais devant la haute tour où j'allais désormais travailler. J'avais été le matin même repérer les lieux, histoire de ne pas me perdre et d'arrivée échevelée, en nage et surstressée devant mon futur boss. Etant donné les péripéties liées à mon stage (cf mes inquiétudes des précédents mois avec leur apogée en pleine semaine de rattrapage, lorsque j'ai appris que mon stage était ANNULE, et le revirement, quelques jours plus tard, qui a provoqué mon départ précipité pour ces 3 mois à Madrid), j'aurai pu être un peu nerveuse, mais bizarrement, j'avais plutôt hâte de les rencontrer et de commencer à bosser. Notre rencontre fut brève et sympathique, nous reparlâmes quelques instants avec une absolue décontraction des évènements précédents, où je dus faire comme si cela n'avais eu aucune importance, et nous nous donnâmes rendez-vous pour le lendemain, pour ma première journée de boulot.

Mais laissez-moi vous parler de cet endroit où je travaille. Où plutôt non, regardez plutôt:


Ca en jette, hein? Bon, ok j'avoue, le côté 'tour Montparnasse' me donne soudain l'impression d'avoir été propulsé en 2027 (sic): je m'imagine que j'ai quarante ans, et que je dois pointer tous les matins avec mon bagde magnétique, mon ordi portable à la main... Arggg!!! Enfin, il faut bien s'y mettre un jour, non?

Bref, voilà, je bosse donc au 11ème étage de cette tour, et je pointe bien tous les matins à l'aide de mon wonderful badge, mais en réalité c'est plutôt classe, et de là-haut j'ai une vue magnifique sur Madrid.

Et puis en ce qui concerne le boulot, c'est cool, et me permet pour l'instant de réellement me familiariser avec l'espagnol. Je fais des revues de presse et relève tout ce qui concerne le cinéma, la télévivion, internet, les médias, etc. Et je lis des scripts, puis en fait un rapport à mon patron, donne mon avis dessus, évalue les chances de succès et les perspectives de sortie, joue les apprenties productrices quoi! C'est ce qui m'intéresse le plus, avant d'entrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire d'assurer les relations avec les boîtes de prod' françaises. Enfin, l'ambiance est vraiment très sympa dans le bureau, l'équipe est jeune et drôle, et, vu que mes horaires sont plutôt 'light' (jugez plutôt: du lundi au jeudi de 9h-9h30 jusqu' 15h), je dois reconnaître que je n'ai pas trop à me plaindre!

;-p

14 juillet 2006

Partir...



Paris Charles de Gaulle - Madrid Barajas... A peine une heure quarante-cinq de vol d'une capitale à l'autre pour un tout petit voyage de trois mois, et pourtant, ça m'a paru soudainement énorme lorsque je suis arrivée à l'aéroport français. J'ai soudain réalisé que mon énorme valise, qui dépassait de beaucoup le poids maximum autorisé, contenaitles seules affaires famillières que j'aurai bientôt à ma disposition... J'ai quand même fini par embarquer, un peu tendue et, avouons-le, émue et pouf! sans avoir le temsp de m'en rendre compte vraiment et j'étais à Madrid. Enfin je passe sur le retard qui laissait s'échapper toutes mes chances de voir la deuxième mi-temps du match des bleus...

C'est drôle de découvrir une ville comme ça, de nuit, des fenêtres d'un taxi, avec à la radio des voix qui parlent à toute vitesse dans une langue qu'on ne connaît pas encore très bien et qui commentent une demi-finale de coupe du monde en écorchant les noms de mes chers compatriotes...

Je reviendrai ultérieurement sur mon arrivée et les quelques jours de 'transition', pendant lesquels j'ai découvert un peu la ville, débuté mon stage à Intuition Media, squatté chez une jeune avocate française prolixe et adorable, regardé la défaite française en compagnie des nombreux expat' français et italiens sur un écran géant sous 40°c (normal à 22h!), cherché un appartement, etc etc

Car après cet avant-propos, il est temps de rentrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire que vous preniez connaissance de mes aventures madrilènes, au moment où elles commencent véritablement.